Hamza Abdelhamid | Le journalisme par l'économie

Journaliste / Analyste Economique - Spécialiste de l'Algérie - Fondateur de Canalnaf Télévision

Article 51 et 73 : Appel aux Algériens de France à se mobiliser.

​​​Article 51 et 73 : Les Algériens de France se mobilisent.

L’appel des Algériens de France a se mobiliser ne s’est pas fait tarder;

 

Difficile de passer à coté, le mépris est trop important pour être négligé, L’avant-projet de révision de la Constitution avec l'article 51 fait la Une de nombreux médias algérien & franco-algérien sans parler de la mobilisation sur les réseaux sociaux, qui enflamme le web depuis son apparition par Ahmed Ouyahia jetant un réel froid à la diaspora algérienne dans le monde le 5 janvier dernier.

 

L’Article 51 qu'est-ce que c’est ?

Une réel trahison dirons certains, une volonté de couler le pays plus qu’il ne l’est actuellement dirons d’autres;

 

L'article 51 du projet de révision de la constitution stipule que "la nationalité algérienne exclusive est requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions politiques", excluant ainsi les binationaux des hautes fonctions politiques du pays.

 

L’article 51 semble avoir été rédigé pour interdire tout accès à une fonction politique de la part de la diaspora algérienne, tels quelles soit, pour quelle raison ? La diaspora algérienne semble faire peur à l’état algérien car bien trop souvent cultivé aux rêves de grandeurs et motivés à apporter un changement dans leurs pays d’origine. La diaspora algérienne est estimé à 10 millions d’individus à travers monde parmi eux, de nombreux cadres supérieurs, médecins, spécialistes, professeurs, Entrepreneurs, sportifs de haut niveau, artistes, penseurs et intellectuels.

Plus de 103.078 entreprises recensé en Europe, rapportant entre 51 et 52 milliards de dollars par an en recette fiscale ( source INSEE ).

 

Des alinéas ont été rajoutés à l’article 73 qui semble également mettre un point final a l’implication de la diaspora a la vie publique et politique en Algérie- L’ obligation faite à l’épouse de ne pas avoir une seconde nationalité, obligation d’avoir résidé en Algérie pendant 10 années consécutives. Le premier alinéa est encore plus farfelue : il ne faut pas avoir possédé une nationalité étrangère. Sous-entendu, le fait d’y renoncer ne change rien.

 

Alors pourquoi cet article ?

 

Les binationaux sont accusés par la Présidence de la République de détourner les milliards de dollars du pays. A travers un communiqué l’état laisse même entendre qu'ils seraient les seuls coupables de ces détournements. Par cette énième offense c'est toute la communauté établie à l'étranger qui est gravement insultée et diffamée.

 

Tout cela pour justifier les articles 51 et 73 du projet de Constitution, qui excluent ses membres de toute activité et de toute responsabilité politique dans leur pays d'origine.

 

Les concepteurs et les défenseurs de l’article 51 semblent ignorés les apports inestimables de la communauté établie à l’étranger au pays notamment en terme économique et sociétales

 

Les nationalités acquises à l’étranger sont considérées par les dirigeants de certains pays arabes comme des nationalités de survie. En conséquence, ces mêmes dirigeants ont jugé qu’il est inutile de priver un compatriote de sa nationalité d’origine qu’il garde dans son cœur parce qu’il reste nostalgique et soucieux du développement de son pays natal.

 

RASSEMBLEMENT LE 6 FÉVRIER 2016 DEVANT L'AMBASSADE D’ALGÉRIE À PARIS

 

Il n’y a aucune raison que cet article 51 reste dans la Constitution. La diaspora compte bien se lever d’une seule voix pour demander le retrait total de l’article qui est en total contradiction avec l’article 24. Cette dernière disposition prévoit que l’État algérien doit protéger les droits de ses citoyens à l’étranger. À travers cet article 51, il semble difficile à croire que l’état protège les compatriotes à l’étranger, tout en leur déniant la citoyenneté à part entière.

Les ressortissants algériens ne sont au final pas qualifié au même titres que tous les algériens , ainsi victimes d’une réel ségrégation et racisme et de cela, l’Algérie n’en a pas besoin.

La diaspora à travers ce rassemblement espère que la « force politique» du « chef de l’État » est de retirer cet article.

 

Un réel engouement au sein du territoire français est en train de s’opéré a l’initiative de ce rassemblement, Nida El Watan et son président M. Ali Benouari, ex-candidat à l’élection présidentielle de 2014 et fervent militant pour la modernisation économique et sociale de son pays.

 

La diaspora algérienne doit être dignes et c'est à travers ce type de rassemblement, qu'elle doit faire comprendre au pouvoir que les "émigrés" sont des citoyens algériens à part entière, même si, pour survivre, ils ont été amenés à prendre la nationalité du pays d’accueil.

 

Toutes les constitutions du monde entier stipulent que tous les citoyens sont égaux en droits et en devoirs, fondement même des droits de l’Homme.

 

A noté, de nombreuses manifestations on déjà eu lieu, notamment au Canada pour protester contre cet article.

Le temps est venu d’affirmer la solidarité de la diaspora, à travers ce rassemblement.

 

Hamza Abdelhamid - 23 janvier 2016

Appel au rassemblement le 6 février 2016 devant l'ambassade d'Algérie à Paris

Appel au rassemblement le 6 février 2016 devant l'ambassade d'Algérie à Paris

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