Abdelhamid Hamza | Journalisme & Économie

Journaliste / Analyste Economique - Spécialiste de l'Algérie - Canalnaf Télévision

1er novembre 1954 à aujourd'hui : Qu'en penseraient nos martyrs ?

En ce soixante-deuxième premier novembre, après le déclenchement de la guerre d’indépendance, l’Algérie aurait pu célébrer cet événement avec grandeur, honneur et fierté en étant devenu un grand état démocratique, moderne, libre et avant-gardiste dans une multitude de domaines avec une ouverture sur le monde unique pour un pays africain.

Alors qu’en est-il vraiment de l’Algérie d’aujourd’hui ? Le bilan reste mitigé dans tous les domaines, de nombreux économistes s’attardent à évoquer la crise majeure qui guette l’Algérie, il en va de même sur le plan géopolitique et les enjeux stratégiques des puissances émergentes vis-à-vis du pays.

L’absence d’un État de droit amène à la réflexion quant au devenir du pays à l’heure ou de nombreuses personnalités politique proches du pouvoir, évoquent la susceptible représentation de Bouteflika pour un cinquième mandat en 2019 ; d’autres voix s’élèvent pour soutenir le nom du frère Said, pour lui succéder à la tête du pays.

En ce 1er novembre 2016, je souhaite rendre un vibrant hommage à ceux qui ont payé de leurs vies le coup de l’indépendance de la nation algérienne qu’ils chérissait tant. Zighoud Youcef, Larbi Benmhidi, Mostefa Ben Boulaïd, Benyahia Belkacem, Amirouche, Didouche , Hassiba Benbouali et bien d’autres, que leurs âmes reposent en paix.

Comment voient-ils l’Algérie d’aujourd’hui de là où ils sont ?

Quel gâchis ! L’Algérie a eu un mauvais départ au lendemain de l’indépendance (si indépendance réellement il y a) entre ruse et guerre du pouvoir au lendemain des accords d’Evian, jusqu’à en oublier le but premier et la volonté du million et demi de chouaada morts pour l’Algérie, à savoir, un État libre, indépendant, fier et grand.

Le monde évolue à une vitesse vertigineuse. La communication emprunte des chemins qui ne sont pas ceux d’il y a dix-quinze ans. Il ne sert à rien, bien plus, il serait négatif de cultiver un passé fait plus de slogans que de savoir, de repli sur soi en lieu et place d’ouverture, de marginalisation et d’exclusion en lieu et place d’intégration des compétences. Pensons et définissons l’avenir en des termes nouveaux, dynamiques et compétitifs. L’Algérie du 1er Novembre 1954 a été l’œuvre d’une génération, jeune, motivée, prête au sacrifice suprême.

Qu’un million et demi d’hommes de femmes et d’enfants sont morts dans un pays qui comptait moins de neuf millions d’habitants. Qu’il faut se rappeler le prix de la liberté. Que nos représentants qui sont partis négocier la paix avec les Français avaient moins de vingt huit ans de moyenne d’âge. Que rien ne les faisait douter de l’indépendance inéluctable. Qu’ils étaient culottés et que c’étaient nos champions.

Une nouvelle génération d’algériens tout aussi motivée que l’a été celle de Novembre 1954 s’apprête à faire irruption pour construire «son Algérie», celle de ses rêves, de ses ambitions, de ses fantasmes. Une Algérie ouverte sur elle-même et sur le monde. Une Algérie de tous les Algériens.

L’Algérie est un pays nouveau et qui n’a pas d’autres choix que de jouir d’un très bel avenir… insha’Allah.

 

Hamid Hamza

 

1er novembre 1954-> 2016

1er novembre 1954-> 2016

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